Épisode 2/ Sous le pétale

QUELLE ROSE POUR DEMAIN ?
Un nombre de pétales hors-norme. Des feuilles particulièrement épaisses, pour stocker davantage d’eau. Un parfum puissant, une enzyme singulière. Une floraison ininterrompue du printemps à l’automne. Mohammed Bendahmane est fasciné, depuis toujours, par la reine des fleurs, et autant de miracles distillés. La rose Damascena, il l’explore sous toutes ses étamines, et dans l’infiniment petit. Ce directeur de recherche ENS et CNRS, personnalité mondiale de la Rose, est parvenu à décrypter en 2018, le génome de cette fleur exceptionnelle.

Avec d’autres chercheurs, il a identifié les principaux gènes engagés dans la floraison, le développement de la fleur, la reproduction, la fragrance et la synthèse des pigments à l’origine des teintes rouges. On peut alors imaginer d’autres perspectives… Celle de pouvoir cultiver des rosiers d’une manière plus économe en eau, en pesticides, par exemple. Ces travaux pourraient également permettre d’apporter à la rose de nouvelles associations de formes, de couleur, de parfum, avec prudence et mesure.

Mohammed Bendahmane, en compagnie de Gilles Comte, expert en Pharmacognosie et Phytologie, participe depuis peu à un programme de recherche scientifique unique spécialisé dans l’analyse de la rose, le Rosa Dermo Therapy Scientific Program. Ce programme, conçu par Aïam Maïa, a pour principal objectif la production de savoir et la compréhension des phénomènes naturels autour de la rose, moteurs du progrès et d’innovation.

Ô vraiment marâtre Nature,
Puisqu’une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !
Et si la fleur durait ?

Ronsard, en 1587, dans l’Ode à Cassandre,
pourrait-il se tromper ?

Et si la rose de demain était encore
plus résistante ?

Plus enivrante ? Sous le pétale,
le mystère s’explore encore.

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